Sur la route de l'est, il y a un passage de quatre cents pas où le brouillard arrive d'abord. Trois voitures y ont quitté la route en deux ans. Tout le monde accuse le ruisseau qui passe en bas. Notre professeur a préféré mesurer. Nous avons posé huit appareils le long de la route, du haut de la pente au pont. Chacun a noté la température toutes les dix minutes. Les nuits claires d'octobre ont donné la même courbe. L'air froid descendait du champ haut, suivait la pente et s'arrêtait au même endroit. Il s'arrêtait contre un mur de terre. Ce mur n'était pas sur les vieilles photos de la classe. Un fermier l'avait fait en 2019, contre le vent. Il garde le vent dehors et l'air froid dedans. Nous avions donc notre réponse. Le brouillard le plus fort était au milieu du passage. Mais les trois accidents n'étaient pas au milieu. Ils étaient au début, deux cents pas plus haut. Le brouillard commence là. Une voiture qui roule vite y entre sans rien voir. Le danger n'était pas le brouillard le plus fort. C'était le bord, parce que personne ne le voit avant d'être dedans. Au printemps, la commune a ouvert un trou de dix pas dans le mur. Le brouillard est devenu plus clair, mais il est resté. Le panneau, lui, a reculé de deux cents pas, et il n'y a pas eu d'accident cet hiver. Notre professeur dit que le brouillard n'a jamais été le problème.