Sur le mur de la mairie, il y a une caméra. Elle regarde la place. Une image arrive sur le site du village toutes les dix minutes. Je trouve ça inutile. La place ne change jamais. Un jour, je demande à la secrétaire : « Ces images, c'est utile ? » Elle ouvre l'ordinateur et montre les chiffres. Beaucoup de gens regardent. Mais ces gens sont loin. Madame Boyer est dans une maison de retraite, à cent kilomètres. Elle regarde la place chaque matin. Alors je comprends. La caméra n'est pas là pour les voitures. Maintenant, je passe à huit heures et je lève la main.